lundi 16 août 2010

Fubiz.

Rarement un site web m'accroche au point d'avoir le goût d'y revenir sur une base régulière.

Le site Fubiz.net est un de ceux là.

Bilingue, épuré, esthétiquement réussi et rempli de contenu artistique. Un beau projet où le français se mêle parfaitement avec l'anglais.

Un seul coup d'oeil à la Mosaïc suffit à convaincre.

Citation d'après-midi #8


''Il y a un thème dont je suis conscient et qui se retrouve dans tous mes films : l’échec de la communication.''


- Stanley Kubrick

dimanche 15 août 2010

Capitalisme.

Un des problèmes majeurs avec le moyen de communication humain qu'est le langage écrit ou parlé, c'est que les mots n'ont pas la même signification pour tous. Ce qui se traduit par une incompréhension parfois gênante du sujet.

Prenons le capitalisme.

Le mot lui-même fait résonner, chez certaines personnes, les cloches de la haine. Comme si le système capitaliste était responsable de tous les maux de notre époque.

Non seulement c'est faux, mais en plus j'affirme que le système capitaliste est l'un des meilleurs outils que l'homme a entre ses mains à l'heure actuelle pour évoluer, au sens large.

Mais avant toute chose, voyez la wiki-définition:

''Le mot capitalisme désigne un système économique et social dont différents auteurs donnent des définitions différentes (...)''

Le ton est donné: il n'y a pas consensus concernant la définition exacte, tant le sujet semble complexe.

Et pourtant, l'idée de base, la structure capitaliste dans son essence, est d'une simplicité ahurissante. Le concept même est calqué sur la nature. Et plus précisément sur l'évolution et la sélection naturelle.

En effet, à une époque et dans un monde comme le notre, où les plate-formes de communication ne sont plus un frein aux échanges de base, il est impératif d'avoir un système organisationnel efficace. Très rares sont les sociétés qui peuvent de nos jours vivre en vase clos. La planète entière a des besoins à combler, à tous les niveaux, et les solutions peuvent venir de n'importe où.

Le système capitaliste est tout simplement une structure permettant d'organiser, de canaliser et de réguler ces milliards d'échanges, indispensable au mouvement, à la vie.

Je me plait à dire que le système capitaliste c'est comme le système informatique: c'est toujours l'utilisateur le problème. Comme avec tout système, l'utilisateur est la première victime de ses incapacités.

Inutile de continuer l'explication sans parler de la monnaie, instrument de paiement, intimement lié au système capitaliste. L'homme, pour s'organiser dans ses échanges, a rapidement délaissé le troc, étant beaucoup trop limitatif et inefficace. D'ailleurs, si vous avec des doutes à propos de la pertinence de mes propos, je vous invite à lire ce chef d'oeuvre de Greg, qui devrait être obligatoire dans les écoles, tant la vulgarisation est incisive.
La monnaie a comme but d'accorder une valeur symbolique, reconnue par tous les participants d'échanges présents et futurs.

Maintenant, comment un individu peut-il amasser de ce fameux symbole monétaire ?

En monnayant ses efforts.

L'individu accepte d'offrir le fruit de ses aptitudes en retour d'un montant négocié. Lequel permettra à son tour de négocier le fruit des aptitudes des autres, et ainsi de suite, de manière infinie.

Il n'y a aucune inégalité autres que celles que la société permet.

Le pauvre est pauvre parce que, ultimement, la société en général juge que sa contribution à son égard est très faible ou nulle. C'est la sélection naturelle dans toute sa splendeur, appliquée à l'échelle sociétaire, selon les règles que la société dicte elle-même, sur elle-même.

Celui qui est riche l'est parce que la société a décidée que la rétribution pour les efforts faits par l'individu méritaient telle ou telle récompense monétaire. Et comme le système s'auto-régule avec une efficacité toujours grandissante, grâce à la mondialisation et surtout la loi de l'offre et de la demande, le système est condamné à une précision croissante dans l'attribution des valeurs d'échange.

Pourquoi le capitalisme serait un système supérieur, globalement, au système communiste, par exemple ?

Tout simplement parce que si vous n'offrez pas de motivation aux individus pour faire des efforts, ils n'en feront pas (déresponsabilisation). C'est une des lois immuables en biologie, celle de l'économie d'effort, d'énergie dépensée, dans le but toujours prioritaire d'assurer la survie à court terme.

Dans une société où les gens peuvent décider de ne pas socialement participer à l'effort collectif, sans conséquence fâcheuse au niveau de la survie, il y aura automatiquement un contre-coup au niveau de la productivité d'ensemble, donc des échanges, donc des besoins, donc, ultimement, à la survie de la dite société. Groupe social fatalement en compétition avec d'autres sociétés et/ou formes de vie luttant également pour leur survie.

En quoi consiste ce contre-coup ?

Au fait que, simultanément, les gens n'ayant pas les capacités de répondre aux besoins de la société n'aillent aucune motivation à développer les aptitudes ou à en offrir le fruit... Et, que les gens ayant l'ambition d'offrir leurs aptitudes, voyant que le mérite est fortement dilué ou carrément non rétribué socialement, décident de limiter leur participation, pourtant essentielle à la bonne marche de la société.

Si, du jour au lendemain, nous pourrions observer une population entière vivre l'égalité absolue, sans contact extérieur (qui mettraient automatiquement en péril cet équilibre), avec un salaire fixe pour tous et une structure qui forcerait l'égalité à tout les points de vue possibles... Nous pourrions voir, dans un court laps de temps, cette population imploser et s'effondrer sur elle-même. Les individus ayant des aptitudes et des ambitions autres que la simple survie voudraient immédiatement fuir. Laissant une surcharge de travail toujours grandissante pour les participants restants. Jusqu'à ce que le point d'équilibre devienne insoutenable.

La lutte contre la pauvreté est un leurre.

La société 100% égalitaire, en plus d'être une parfaite utopie, est une illusion du bonheur. C'est, au contraire, auto-destructif au niveau évolution et contraire aux lois de la nature, qui sont, je dois le rappeler, froides, mécaniques et non dictées par les émotions ou le jugement arbitraire.

En tant qu'êtres vivants, nous sommes condamnés à avoir des besoins à répondre pour assurer notre survie. Nous sommes donc condamnés également au mouvement. Si ce mouvement est inéluctable, un système pour l'organiser est essentiel.

Les individus qui refusent ce système sont les individus qui s'opposent au mouvement, donc qui refusent la vie.


AJOUT 17 AOÛT '10:

Plusieurs réactions de lecteurs suite à la publication de ce billet.
J'y répond ici: Société.


AJOUT 18 AOÛT '10:

Autre réaction, où l'on remet sérieusement en doute mes affirmations. Ma réponse dans ce nouveau billet: Évolution. Analyse #1

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Citation d'après-midi #7


''Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir. Quand il se présente à la culture scientifique, l'esprit n'est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l'âge de ses préjugés. Accéder à la science, c'est, spirituellement, rajeunir, c'est accepter une mutation brusque qui doit contredire un passé.''


- Gaston Bachelard

samedi 14 août 2010

vendredi 13 août 2010

Citation d'après-midi #5

''On meurt toujours trop tôt - ou trop tard. Et cependant la vie est là, terminée [...]. Tu n'es rien d'autre que ta vie.''

- Jean-Paul Sartre

Blogue. Analyse #9

Ma dernière analyse-blog date du 24 juillet. Déjà.

J'y parlais, quasi-émotivement, de l'aspect thérapeutique de mon initiation au format blogue.

Je me suis un peu calmé depuis... Comment ils appellent ça déjà ? La phase d'acceptation ? Ouin, eh bien c'est ça. J'accepte. Ch'sais pas trop quoi encore, mais j'accepte.

Ces temps-ci, je dois surtout accepter d'avoir le goût d'écrire sur des sujets fort stimulants sans pouvoir le faire, faute de temps, faute d'énergie.

Je ne crois pas me mettre une pression insensée pour le niveau de rédaction, car je crois beaucoup en la spontanéité (comme ce billet, d'ailleurs) et je ne crains nullement de me faire pointer du doigt par les ayatollahs de la langue, comme vous le savez déjà... (D'ailleurs, ce concours est toujours ouvert. Avis aux intéressés).
Cependant, je me dois d'être dans un mood inspiré pour extérioriser ma pensée sur des sujets complexes, pointus et finalement assez arides... Une formulation de phrase mal peaufinée et je risque de manquer la cible. Un ton trop sérieux et je risque d'être rébarbatif. Une vulgarisation mal balancée et je risque de trop diluer le contenu.

Bref, nous sommes loin des ''OMG!!1! LOL trop cool un bloge!1!''. C'est vraiment une job à temps plein c'truc là, et foutrement mal payée de surcroit. Mais, hey! J'aime ça. Je ne vous lâcherai pas, chers 12 lecteurs assidus. Eh oui, DOUZE. Malade, hein ? Mine de rien, je me bâtis une clientèle de plus en plus fidèle. Comme d'habitude, certains me lisent parce qu'ils me trouvent un peu con alors que d'autres n'ont absolument rien d'autre à faire. Mais je vous accepte comme vous êtes. D'ailleurs, j'ai pas le choix.

Donc ?

Donc: extension de contrat jusqu'au 31 décembre pour ce blogue. Les citations d'après-midi sont toutes préparées et planifiées jusqu'à la fin de l'année, anyway... Et préparez-vous à faire d'autres plongées en eaux profondes dans les prochaines semaines, j'ai plusieurs sujets en tête.

D'ici là, n'oubliez surtout pas de profiter du restant d'été. Le stock d'Halloween va sortir bientôt et qui dit Halloween dit Nowel pis qui dit Nowel dit neige pis... ahhhh, you know the drill!

jeudi 12 août 2010

Citation d'après-midi #4


''La connaissance tue l'action, pour agir il faut être obnubilé par l'illusion.''

-
Friedrich Nietzsche

mardi 10 août 2010

Citation d'après-midi #3

''Moins les cultures humaines étaient en mesure de communiquer entre elles et donc de se corrompre par leur contact, moins aussi leurs émissaires respectifs étaient capables de percevoir la richesse et la signification de cette diversité.''

-
Claude Lévi-Strauss

Intellectuel v.s. Philosophe v.s. Geek

J'aime la définition sur Wikipedia du terme ''intellectuel''.

En particulier, la première partie:

''Un intellectuel est une personne dont l'activité repose sur l'exercice de l'intelligence, qui s'engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses, de ses points de vue sur les sujets les plus variés ou pour défendre des valeurs, et qui dispose d'une forme d'autorité. L'intellectuel est une figure contemporaine distincte de celle plus ancienne du philosophe qui mène sa réflexion dans un cadre conceptuel.''

Avoir à choisir une équipe, j'opterais sans l'ombre d'un doute pour celle des Philosophes. Voici la Wiki-définition du terme...

Je me vois moi-même beaucoup plus philosophe que intellectuel. En grande partie à cause de cet aspect conceptuel, précisément.

Difficile pour moi de ne pas faire de parallèle avec la photographie. Eh oui. Surprenant, non ?

Difficile aussi de ne pas inclure dans cette réflexion le groupe des ''geeks'' (ou techies, entre autres termes possibles...).

Je vois donc ces trois groupes comme des types de focales.

- Les Geeks = Macro/Télé-photographie (très en détail sur une petite surface)

- Les Intellectuels = Focale moyenne (perspective humaine, surface moyenne)

- Les Philosophes = Focale courte (grand angle, grande surface)


Habituellement, un individu a un mode de pensée plus axé sur l'un ou l'autre.

Prenons un exemple concret: L'ordinateur.

Le geek s'intéressera et voudra échanger sur les aspects très techniques de l'ordinateur, hardware ou software. Sur la machinerie dans ses détails, sur les capacités d'interface logiciel, etc... Il recherche surtout l'étude du détail.

L'intellectuel s'intéressera essentiellement à l'ordinateur pour son aspect outillage, sur ce qu'il peut en faire concrètement, selon ses besoins et désirs. Il recherche surtout le résultat par l'outil.

Le philosophe, de son côté, observera la place de l'ordinateur dans l'évolution de l'homme, son impact dans la société, les changements globaux sur une période de temps peut-être plus étendue. Il recherche surtout la vue d'ensemble, autant dans l'espace que dans le temps.


Vous pourriez appliquer ceci sur à peu près n'importe quel domaine et vous auriez des ''geeks'', des ''intellectuels'' et des ''philosophes''. Parcourez n'importe quel forum de discussions ayant un sujet rassembleur XYZ, et vous identifierez rapidement les membres typiques.

Aucun mode de pensée n'est meilleur que l'autre, tout comme aucun photographe sérieux ne pourrait affirmer qu'une longue focale est meilleure qu'une focale courte. C'est une question de complémentarité.

Souvent, le type intellectuel est un peu tiraillé entre le côté geek, de par sa technicalité froide et incisive, et le type philosophe, plus abstrait et élusif. On le voit à son travail constant à vouloir analyser en détail... tout en faisant des efforts -souvent tortueux- pour capter l'essence même d'un sujet dans le but de l'encapsuler. Malheureusement, tout comme en photographie, le seul moyen d'agrandir le champs de vision avec une lentille à focale moyenne, c'est de reculer... Et ce recul n'est pas toujours possible ou efficace. D'où l'inévitable compromis. Il veut à tout prix développer son opinion sur tous les sujets mais a tendance à fuir si la discussion devient trop précise (et objective) lorsque son côté geek ne peut suivre le rythme dans le détail technique. De même qu'il perdra intérêt si la discussion dérive vers le côté philosophique, qui lui fait perdre pied à terre.

Le type geek se fout pas mal du côté philosophe et utilise le côté intellectuel que si ça sert ses besoins. Il se nourrit de détails et une fois que tous les détails sont scrutés sur un sujet, fatalement pointu, il s'en lasse et passe à autre chose. Souvent, il s'en lasse lorsque l'effort impliquant la découverte de nouveaux détails est trop grande pour la satisfaction (subjective) obtenue en retour. Et comme il ne peut couvrir que de petites surfaces à la fois, il a suffisamment de surfaces disponibles pour meubler plusieurs vies... Il a habituellement des idées très arrêtées, affirmatives, mais que sur des sujets très précis.

Le type Philosophe se fout habituellement du monde des geeks, trouvant futile la recherche de détails sans comprendre la vue d'ensemble. D'ailleurs, le côté technique l'emmerde plus qu'autre chose. Cependant, il puise inévitablement du côté intellectuel pour s'ancrer dans le concret, ne serait-ce qu'au minimum requis pour analyser et communiquer. Il détient une vision d'ensemble potentiellement très juste, qui englobe n'importe quel sujet, mais a rarement des solutions précises, concrètes et applicables.


Ce texte, ce blogue en entier, puise définitivement sa source du côté philosophe. Et croyez bien que la ficelle intellectuelle qui nous relie est amincie au plus fort de mes capacités. Je tente, par la vulgarisation, les analogies et les pirouettes humoristiques, d'amener des sujets, autrement imbuvables, à quelque chose de plus accessible. Le danger, vous le devinerez, c'est de diluer le contenu, ou sa perception.
À force d'amincir, de dégraisser et de simplifier, vous pouvez également fragiliser... et faire casser le tout en mille miettes dans les mains d'un récepteur qui ne saura que faire de ce casse-tête.

dimanche 8 août 2010

Citation d'après-midi #2

''Regardons en arrière, pour profiter de l'expérience de l'humanité ; mais ne nous retournons pas comme si la sagesse de nos ancêtres avait été telle qu'elle n'ait laissé aucune place à une amélioration future.''

-
William Godwin



samedi 7 août 2010

Citation d'après-midi #1


''Le plus grand intérêt des vivants étant de rester vivants, si la guerre ne mettait en oeuvre que des pulsions intéressées, elle aurait disparu depuis longtemps. La preuve en est que ce n'est jamais en faisant appel à la notion d'intérêt que l'on a amené les hommes à se battre, mais au contraire en leur faisant valoir qu'il y a des choses qui excédaient leurs intérêts et qui méritaient, par là même, qu'on accepte de mourir pour elles.''

-
Alain de Benoist

jeudi 5 août 2010

Bibliothèque.

J'ai visité dernièrement la Grande Bibliothèque, coin Berri et Maisonneuve à Montréal.

Un peu en retard, si vous voulez mon avis. Avoir su que l'endroit était aussi intéressant, j'y serais allé bien avant...


En dehors du fait que l'architecture de l'endroit est saisissant, que l'envie d'apporter son laptop pour y flâner une journée de temps est très forte et que le confort surpasse la plupart de nos salons, j'ai découvert une chose un peu consternante:

La collection d'enregistrements sonores.

De visu, j'ai compté environ 80,000 CDs. Apparement, il y en aurait 100,000. Wow. C'est deux fois la collection d'Edgar Fruitier, ça, non ? C'est plus fou que mon fantasme chez Claude ?

Ils ont de tout. J'ai vérifié. Du jazz, de la musique du monde, du newage, du hip hop, de la musique classique, des disques de Rock et Belles oreilles. TOUT.

J'avais la mâchoire à terre.

Et il semble qu'il soit possible d'apporter son discman et d'écouter tout ça. Puis, pour une écoute prolongée, il serait possible de louer jusqu'à 3 disques pour les apporter chez soi.

Question: c'est pas l'astuce idéale pour se monter une collection de la mort en numérisant tout ?

Je veux dire... Ça n'ouvre pas la porte grande ouverte à l'abus ?

Y a du stock RARE là bas... Pas sûr qu'une fois numérisé tu vas vouloir te casser la tête pour aller chercher et acheter l'album. Advenant que tu puisses le trouver...

Peu importe. C'est un endroit à visiter absolument. Ce n'est pas par hasard si c'est la bibliothèque la plus fréquentée de toute la francophonie...

Mot de la nuit #3

Certitude: n.f. Caractère de ce qui est certain, qui ne comporte pas de doute.
http://www.wikio.fr