Un des problèmes majeurs avec le moyen de communication humain qu'est le langage écrit ou parlé, c'est que les mots n'ont pas la même signification pour tous. Ce qui se traduit par une incompréhension parfois gênante du sujet.
Prenons le capitalisme.
Le mot lui-même fait résonner, chez certaines personnes, les cloches de la haine. Comme si le système capitaliste était responsable de tous les maux de notre époque.
Non seulement c'est faux, mais en plus j'affirme que le système capitaliste est l'un des meilleurs outils que l'homme a entre ses mains à l'heure actuelle pour évoluer, au sens large.
Mais avant toute chose, voyez la wiki-définition:
''Le mot capitalisme désigne un système économique et social dont différents auteurs donnent des définitions différentes (...)''
Le ton est donné: il n'y a pas consensus concernant la définition exacte, tant le sujet semble complexe.
Et pourtant, l'idée de base, la structure capitaliste dans son essence, est d'une simplicité ahurissante. Le concept même est calqué sur la nature. Et plus précisément sur l'évolution et la sélection naturelle.
En effet, à une époque et dans un monde comme le notre, où les plate-formes de communication ne sont plus un frein aux échanges de base, il est impératif d'avoir un système organisationnel efficace. Très rares sont les sociétés qui peuvent de nos jours vivre en vase clos. La planète entière a des besoins à combler, à tous les niveaux, et les solutions peuvent venir de n'importe où.
Le système capitaliste est tout simplement une structure permettant d'organiser, de canaliser et de réguler ces milliards d'échanges, indispensable au mouvement, à la vie.
Je me plait à dire que le système capitaliste c'est comme le système informatique: c'est toujours l'utilisateur le problème. Comme avec tout système, l'utilisateur est la première victime de ses incapacités.
Inutile de continuer l'explication sans parler de la monnaie, instrument de paiement, intimement lié au système capitaliste. L'homme, pour s'organiser dans ses échanges, a rapidement délaissé le troc, étant beaucoup trop limitatif et inefficace. D'ailleurs, si vous avec des doutes à propos de la pertinence de mes propos, je vous invite à lire ce chef d'oeuvre de Greg, qui devrait être obligatoire dans les écoles, tant la vulgarisation est incisive.
La monnaie a comme but d'accorder une valeur symbolique, reconnue par tous les participants d'échanges présents et futurs.
Maintenant, comment un individu peut-il amasser de ce fameux symbole monétaire ?
En monnayant ses efforts.
L'individu accepte d'offrir le fruit de ses aptitudes en retour d'un montant négocié. Lequel permettra à son tour de négocier le fruit des aptitudes des autres, et ainsi de suite, de manière infinie.
Il n'y a aucune inégalité autres que celles que la société permet.
Le pauvre est pauvre parce que, ultimement, la société en général juge que sa contribution à son égard est très faible ou nulle. C'est la sélection naturelle dans toute sa splendeur, appliquée à l'échelle sociétaire, selon les règles que la société dicte elle-même, sur elle-même.
Celui qui est riche l'est parce que la société a décidée que la rétribution pour les efforts faits par l'individu méritaient telle ou telle récompense monétaire. Et comme le système s'auto-régule avec une efficacité toujours grandissante, grâce à la mondialisation et surtout la loi de l'offre et de la demande, le système est condamné à une précision croissante dans l'attribution des valeurs d'échange.
Pourquoi le capitalisme serait un système supérieur, globalement, au système communiste, par exemple ?
Tout simplement parce que si vous n'offrez pas de motivation aux individus pour faire des efforts, ils n'en feront pas (déresponsabilisation). C'est une des lois immuables en biologie, celle de l'économie d'effort, d'énergie dépensée, dans le but toujours prioritaire d'assurer la survie à court terme.
Dans une société où les gens peuvent décider de ne pas socialement participer à l'effort collectif, sans conséquence fâcheuse au niveau de la survie, il y aura automatiquement un contre-coup au niveau de la productivité d'ensemble, donc des échanges, donc des besoins, donc, ultimement, à la survie de la dite société. Groupe social fatalement en compétition avec d'autres sociétés et/ou formes de vie luttant également pour leur survie.
En quoi consiste ce contre-coup ?
Au fait que, simultanément, les gens n'ayant pas les capacités de répondre aux besoins de la société n'aillent aucune motivation à développer les aptitudes ou à en offrir le fruit... Et, que les gens ayant l'ambition d'offrir leurs aptitudes, voyant que le mérite est fortement dilué ou carrément non rétribué socialement, décident de limiter leur participation, pourtant essentielle à la bonne marche de la société.
Si, du jour au lendemain, nous pourrions observer une population entière vivre l'égalité absolue, sans contact extérieur (qui mettraient automatiquement en péril cet équilibre), avec un salaire fixe pour tous et une structure qui forcerait l'égalité à tout les points de vue possibles... Nous pourrions voir, dans un court laps de temps, cette population imploser et s'effondrer sur elle-même. Les individus ayant des aptitudes et des ambitions autres que la simple survie voudraient immédiatement fuir. Laissant une surcharge de travail toujours grandissante pour les participants restants. Jusqu'à ce que le point d'équilibre devienne insoutenable.
La lutte contre la pauvreté est un leurre.
La société 100% égalitaire, en plus d'être une parfaite utopie, est une illusion du bonheur. C'est, au contraire, auto-destructif au niveau évolution et contraire aux lois de la nature, qui sont, je dois le rappeler, froides, mécaniques et non dictées par les émotions ou le jugement arbitraire.
En tant qu'êtres vivants, nous sommes condamnés à avoir des besoins à répondre pour assurer notre survie. Nous sommes donc condamnés également au mouvement. Si ce mouvement est inéluctable, un système pour l'organiser est essentiel.
Les individus qui refusent ce système sont les individus qui s'opposent au mouvement, donc qui refusent la vie.
AJOUT 17 AOÛT '10:
Plusieurs réactions de lecteurs suite à la publication de ce billet.
J'y répond ici: Société.
AJOUT 18 AOÛT '10:
Autre réaction, où l'on remet sérieusement en doute mes affirmations. Ma réponse dans ce nouveau billet: Évolution. Analyse #1
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dimanche 15 août 2010
vendredi 16 juillet 2010
Échange.
Un réflexe de plus en plus fréquent que l'on peut voir de nos jours: la mode de l'achat local.
Propulsé par le courant maintenant quasi-religieux de l'environnement, on glorifie l'achat local, celui qui, à première vue, est le moins polluant, le moins destructeur et le plus intelligent en fin de compte.
Savez-vous ce que c'est, vraiment, la glorification de l'achat local ?
C'est du protectionnisme. Rien de moins.
Caché sous les apparences d'une noble cause, il n'en reste pas moins que le pattern de base est de couper les échanges extérieurs pour se concentrer sur les échanges intérieurs.
Et ce mode de pensée n'a pas de réelle limite... Tu peux ''acheter local'' dans le grand pays Canada, tu peux ''acheter local'' dans la province de Québec, tu peux ''acheter local'' dans ton village et tu peux pousser le principe jusqu'à encourager seulement ceux de ta famille, voire même tenter de tout faire toi-même...
Bottom line, c'est un repli sur son nombril et les mousses qui l'entourent.
Le gouvernement le fait, en voulant créer des jobs locales, même si cela revient plus cher en fin de compte. Les gens le font, avec l'intention de protéger l'environnement. Les compagnies tentent d'aller dans ce sens, parce que suivre la mode c'est s'assurer une clientèle.
Et pourtant, c'est parfaitement contraire à la notion d'échange mondiale et égalitaire. C'est complètement à contre-courant de l'irréversible tendance qui, grâce à internet, rend la planète de plus en plus petite, sans frontière et accessible.
Si tu encourages quelqu'un naturellement, c'est à dire qu'au delà de la partisanerie, c'est vraiment le meilleur choix possible, alors c'est parfait. La sélection naturelle va suivre son cours normal et le ''meilleur'' va survivre au détriment du ''pire''.
Si, au contraire, l'encouragement est artificiel et intéressé autrement que pour ses qualités intrinsèques, alors c'est l'erreur.
C'est une erreur parce que si toute la planète agi ainsi, l'ensemble du système s'effondre. Et là, attention! Je ne parle pas seulement du (démonisé) système capitaliste!
Notre société est basée sur sa capacité d'échange. Il est normal, donc, de ''perdre'' quelque chose lorsqu'on donne quelque chose. De la même façon qu'un retour de balancier est possible, espéré et essentiel au système.
...C'est de l'échange, après tout... C'est ce qui assure le mouvement...
Si tu bloques la sélection naturelle d'un produit ou d'un service, offert par un étranger, au profit d'une solution locale mais moins pertinente... C'est certain qu'un cercle vicieux risque de s'installer... Les pays de la planète entière vont se replier et vouloir fermer les écoutilles.
Blocus des échanges. Blocus du mouvement.
Les économistes connaissent bien ce cercle vicieux. Les Japonais en connaissent les conséquences. C'est l'un des plus dangereux cul-de-sac qui soit, économiquement ET socialement.
Tu ne peux pas, d'un côté, être offusqué par la pauvreté dans le monde, et de l'autre côté empêcher les gens pauvres du globe de tirer profit du flot d'échanges mondial. C'est incohérent, absurde et insensé.
Nous sommes toujours bien généreux tant que ça ne touche pas notre survie. Mais lorsque c'est le cas, notre égoïsme animal prend immédiatement le dessus.
Et pourtant... C'est la solidarité entre les individus qui répare le mieux les bavures causées par l'individualité.
Là, c'est le moment de l'histoire où je vais vous parler de Jésus, notre sauveur.
hahahaha! Gotcha! Allez! Bon vendredi :-)
Propulsé par le courant maintenant quasi-religieux de l'environnement, on glorifie l'achat local, celui qui, à première vue, est le moins polluant, le moins destructeur et le plus intelligent en fin de compte.
Savez-vous ce que c'est, vraiment, la glorification de l'achat local ?
C'est du protectionnisme. Rien de moins.
Caché sous les apparences d'une noble cause, il n'en reste pas moins que le pattern de base est de couper les échanges extérieurs pour se concentrer sur les échanges intérieurs.
Et ce mode de pensée n'a pas de réelle limite... Tu peux ''acheter local'' dans le grand pays Canada, tu peux ''acheter local'' dans la province de Québec, tu peux ''acheter local'' dans ton village et tu peux pousser le principe jusqu'à encourager seulement ceux de ta famille, voire même tenter de tout faire toi-même...
Bottom line, c'est un repli sur son nombril et les mousses qui l'entourent.
Le gouvernement le fait, en voulant créer des jobs locales, même si cela revient plus cher en fin de compte. Les gens le font, avec l'intention de protéger l'environnement. Les compagnies tentent d'aller dans ce sens, parce que suivre la mode c'est s'assurer une clientèle.
Et pourtant, c'est parfaitement contraire à la notion d'échange mondiale et égalitaire. C'est complètement à contre-courant de l'irréversible tendance qui, grâce à internet, rend la planète de plus en plus petite, sans frontière et accessible.
Si tu encourages quelqu'un naturellement, c'est à dire qu'au delà de la partisanerie, c'est vraiment le meilleur choix possible, alors c'est parfait. La sélection naturelle va suivre son cours normal et le ''meilleur'' va survivre au détriment du ''pire''.
Si, au contraire, l'encouragement est artificiel et intéressé autrement que pour ses qualités intrinsèques, alors c'est l'erreur.
C'est une erreur parce que si toute la planète agi ainsi, l'ensemble du système s'effondre. Et là, attention! Je ne parle pas seulement du (démonisé) système capitaliste!
Notre société est basée sur sa capacité d'échange. Il est normal, donc, de ''perdre'' quelque chose lorsqu'on donne quelque chose. De la même façon qu'un retour de balancier est possible, espéré et essentiel au système.
...C'est de l'échange, après tout... C'est ce qui assure le mouvement...
Si tu bloques la sélection naturelle d'un produit ou d'un service, offert par un étranger, au profit d'une solution locale mais moins pertinente... C'est certain qu'un cercle vicieux risque de s'installer... Les pays de la planète entière vont se replier et vouloir fermer les écoutilles.
Blocus des échanges. Blocus du mouvement.
Les économistes connaissent bien ce cercle vicieux. Les Japonais en connaissent les conséquences. C'est l'un des plus dangereux cul-de-sac qui soit, économiquement ET socialement.
Tu ne peux pas, d'un côté, être offusqué par la pauvreté dans le monde, et de l'autre côté empêcher les gens pauvres du globe de tirer profit du flot d'échanges mondial. C'est incohérent, absurde et insensé.
Nous sommes toujours bien généreux tant que ça ne touche pas notre survie. Mais lorsque c'est le cas, notre égoïsme animal prend immédiatement le dessus.
Et pourtant... C'est la solidarité entre les individus qui répare le mieux les bavures causées par l'individualité.
Là, c'est le moment de l'histoire où je vais vous parler de Jésus, notre sauveur.
hahahaha! Gotcha! Allez! Bon vendredi :-)
mardi 29 juin 2010
dimanche 27 juin 2010
Éducation.
Je ne suis pas très "politique''.
Je suis peut-être trop cynique. Plus cynique envers la démocratie que le système politique en lui-même, probablement. Mais on s'en fou. C'est pas de ça dont je veux parler dans ce billet. Je veux vous parler de la page 10 du Journal de Montréal d'aujourd'hui. Un article de Sébastien Ménard, à propos d'un directeur d'école qui va bientôt prendre sa retraite. Le titre annonce " Il faut cesser d'éduquer les gars comme des filles " et il est expliqué plus loin pourquoi. Je pourrais accorder un billet entier juste à ça, mais ce n'est pas de cela non plus dont je tiens à vous parler, c'est de ça:
Yvan Valence (le directeur en question) propose d'instaurer une culture entrepreneurial à l'intérieur du système éducatif Québécois.
Bien évidemment, ça me touche. Je suis le cas typique de l'adolescent mâle insatisfait du système éducationnel (des années 90, précisons-le, tout de même...).
Dans le genre tellement insatisfait que malgré des bonnes notes, j'ai tout lâché. Même pas terminé mon secondaire 4.
Pis lâcher l'école c'était tellement mal vu socialement (et ça l'est encore, j'en suis certain) que j'en ai gardé des séquelles, malgré le fait indéniable que j'ai réussi ma vie malgré l'absence de ce foutu diplôme de secondaire 5.
Eh oui, traumatisé qu'il est le pauvre petit garçon. Il fait des rêves, de temps à autres; il est adulte et se sent tellement coupable de ne pas avoir terminé quelque chose, qu'il retourne sur les bancs d'école finir ce qu'il considère comme le seul véritable échec de sa vie.
So what's up, doc ? Z'avez des pilules pour ça ?
La pilule c'est de s'arranger pour que le système d'éducation offre des solutions pour tous. Pas juste les décrocheurs-décrocheurs, mais aussi ceux qui veulent réussir mais ne savent pas comment.
En fait, je pense ne pas être encore assez loin de ma jeunesse pour me souvenir que "réussir dans la vie" ça ne voulait pas dire grand chose dans nos têtes de jeunes. En fait, l'expression était celle des "vieux" pis ça nous gossait plus qu'autre chose d'entendre parler de plus tard. On avait des affaires à faire de plus urgent dans ce temps là; comme de tripper à fond la jeunesse que ces mêmes vieux nous rappelait être "la meilleure période de la vie"... Anyway, go figure...
Tu peux aller à l'école des années de temps pour devenir employé, mais il me semble que le chemin pour devenir boss est pas mal moins bien éclairé. Comme si la société (québécoise ou autre) alignait ses efforts dans une direction précise; la grosse autoroute achalandée, sans se préoccuper des milliers de petits chemins de campagne.
Je disais que je ne suis pas très "politique", au début de ce billet. Mais je pense qu'il est impossible de rester impassible devant ce qui se passe; il y a des problèmes de fond au niveau éducation. Des problèmes au niveau structurel, des problèmes de priorités, des problèmes de visions, des problèmes de leadership, des problèmes au niveau parental et même des problèmes de marketing.
Ohla, attention. Je vais éviter d'utiliser le gros ton alarmiste. Ce même ton qui pourrait dévier vers la moralisation larmoyante qui tue dans l'oeuf l'action qui fait défaut ici.
Yvan Valence a décidé d'agir, lui. Vous lirez l'article, vous comprendrez. Malheureusement, il s'en va à la retraite. J'aimerais croire qu'il y aura 1000 autres Yvan pour prendre les choses en main et faire en sorte de simplement donner les outils nécessaires aux jeunes pour emprunter ces petits chemins de campagne qui mènent vers des endroits si jolis qu'ils décideront de s'y installer pour y bâtir quelque chose.
Je suis peut-être trop cynique. Plus cynique envers la démocratie que le système politique en lui-même, probablement. Mais on s'en fou. C'est pas de ça dont je veux parler dans ce billet. Je veux vous parler de la page 10 du Journal de Montréal d'aujourd'hui. Un article de Sébastien Ménard, à propos d'un directeur d'école qui va bientôt prendre sa retraite. Le titre annonce " Il faut cesser d'éduquer les gars comme des filles " et il est expliqué plus loin pourquoi. Je pourrais accorder un billet entier juste à ça, mais ce n'est pas de cela non plus dont je tiens à vous parler, c'est de ça:
Yvan Valence (le directeur en question) propose d'instaurer une culture entrepreneurial à l'intérieur du système éducatif Québécois.
Bien évidemment, ça me touche. Je suis le cas typique de l'adolescent mâle insatisfait du système éducationnel (des années 90, précisons-le, tout de même...).
Dans le genre tellement insatisfait que malgré des bonnes notes, j'ai tout lâché. Même pas terminé mon secondaire 4.
Pis lâcher l'école c'était tellement mal vu socialement (et ça l'est encore, j'en suis certain) que j'en ai gardé des séquelles, malgré le fait indéniable que j'ai réussi ma vie malgré l'absence de ce foutu diplôme de secondaire 5.
Eh oui, traumatisé qu'il est le pauvre petit garçon. Il fait des rêves, de temps à autres; il est adulte et se sent tellement coupable de ne pas avoir terminé quelque chose, qu'il retourne sur les bancs d'école finir ce qu'il considère comme le seul véritable échec de sa vie.
So what's up, doc ? Z'avez des pilules pour ça ?
La pilule c'est de s'arranger pour que le système d'éducation offre des solutions pour tous. Pas juste les décrocheurs-décrocheurs, mais aussi ceux qui veulent réussir mais ne savent pas comment.
En fait, je pense ne pas être encore assez loin de ma jeunesse pour me souvenir que "réussir dans la vie" ça ne voulait pas dire grand chose dans nos têtes de jeunes. En fait, l'expression était celle des "vieux" pis ça nous gossait plus qu'autre chose d'entendre parler de plus tard. On avait des affaires à faire de plus urgent dans ce temps là; comme de tripper à fond la jeunesse que ces mêmes vieux nous rappelait être "la meilleure période de la vie"... Anyway, go figure...
Tu peux aller à l'école des années de temps pour devenir employé, mais il me semble que le chemin pour devenir boss est pas mal moins bien éclairé. Comme si la société (québécoise ou autre) alignait ses efforts dans une direction précise; la grosse autoroute achalandée, sans se préoccuper des milliers de petits chemins de campagne.
Je disais que je ne suis pas très "politique", au début de ce billet. Mais je pense qu'il est impossible de rester impassible devant ce qui se passe; il y a des problèmes de fond au niveau éducation. Des problèmes au niveau structurel, des problèmes de priorités, des problèmes de visions, des problèmes de leadership, des problèmes au niveau parental et même des problèmes de marketing.
Ohla, attention. Je vais éviter d'utiliser le gros ton alarmiste. Ce même ton qui pourrait dévier vers la moralisation larmoyante qui tue dans l'oeuf l'action qui fait défaut ici.
Yvan Valence a décidé d'agir, lui. Vous lirez l'article, vous comprendrez. Malheureusement, il s'en va à la retraite. J'aimerais croire qu'il y aura 1000 autres Yvan pour prendre les choses en main et faire en sorte de simplement donner les outils nécessaires aux jeunes pour emprunter ces petits chemins de campagne qui mènent vers des endroits si jolis qu'ils décideront de s'y installer pour y bâtir quelque chose.
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